Qu’est-ce que l’asexualité ?

Couple asexuel dans un litA l’heure de la libération sexuelle et des relations amoureuses, l’amour et la sexualité des hommes et des femmes occidentales sont devenus très hétérogène. Parmi ces pluralités se trouve l’asexualité. Même si cette orientation sexuelle reste encore très minoritaire en France il est préférable d’avoir un maximum d’informations pour pouvoir avoir un avis personnel là-dessus. Le sujet étant plus complexe qu’il n’y parait, cela mérite une réflexion objective et d’une prise de recul vis-à vis de tout ce qui peut être présenté sur les différents sites pro ou contre l’asexualité. S’ajoute à cela les multiples formes que peuvent prendre cette orientation. Tout au long de cet article, vous aller acquérir petit à petit les connaissances nécessaires à votre réflexion.

C’est une orientation sexuelle

L’asexualité chez l’homme comme chez la femme se définit bien comme une orientation sexuelle particulière. Elle se caractérise par une absence d’attirance physique ou de désir sexuel envers une autre personne. Notons qu’il existe une distinction entre le célibat, l’abstinence et l’asexualité. Dans le cas du célibat et de l’abstinence, les personnes ont choisit ou subissent plus ou moins temporairement de ne plus avoir de relation sexuelle alors que dans le cas de l’asexualité ce n’est pas le cas. Tout comme un gay ou une lesbienne la personne n’a pas choisit cette voie. Elle l’est tout simplement.
Il faut noter que l’asexualité ne signifie pas l’absence de relation romantique ou émotionnelle. Les sentiments sont bel et bien là. En effet une personne asexuelle peut tout à fait ressentir le désir d’entamer une relation de couple avec une autre personne sans ressentir un besoin de relation intime avec sa ou son partenaire. C’est juste une façon différente de vivre sa vie. D’ailleurs au même titre que n’importe qui, certains s’engagent dans une relation romantique, tandis que d’autres préfèrent rester célibataires….

Une relation atypique?

L’asexualité se définit par l’absence de rapports sexuels au sein du couple marié ou non. Tout comme les couples homosexuels, ils ont recourt à des méthodes artificielles, à l’adoption ou à du sexe sans plaisir pour avoir des enfants. Il est rare que les personnes se reconnaissent directement comme asexuel. Bien souvent il ou elle se découvre au fur et à mesure de l’évolution de leur vie amoureuse. Ce n’est qu’avec l’expérience que l’on peut savoir si l’on est ou non asexuel. En effet, une personne peut très bien adopter un comportement similaire, pour une durée limité, sans forcement l’être.
L’asexualité connaît une multitude de formes d’attirance amoureuse dont voici les principaux :

  • L’hétéroromantique se définit comme une attirance romantique pour la personne de sexe opposé
  • L’homoromantique consiste en une attirance romantique pour une personne du même sexe
  • La biromantique est une attirance romantique combinant l’homoromantique et l’hétéroromantique (mais pas forcément en même temps).
  • La panromantique est une attirance romantique indépendante du sexe
  • L’aromantique parle de l’absence d’attirance romantique

On parle tout de même d’une relation atypique puisque ce type de sexualité reste encore très minoritaire dans notre société actuelle. Toutefois, on commence parler de plus en plus de l’asexualité sur différentes sources d’information afin qu’il soit mieux reconnu par la majorité.

L’asexualité, un large spectre de possibilités

Revenez, ce n’est pas un spectre au sens de fantôme mais comme un large éventail d’orientations sexuelles. Même entre personnes asexuelles, il y a une multitude de variation possible. Déjà, il est parfaitement possible qu’un asexuels éprouve de temps en temps du désir pour son ou sa partenaire de vie. Les personnes qui ressentent plus ou moins une attirance sexuelle est appelé un « Grey sexuels » au sein de cette communauté.
Parmi toutes ces variantes, il existe également les akoisexuels (personne qui peut aimer l’idée d’être dans une relation impliquant le sexe, mais dont l’attirance sexuelle disparaît si celle-ci est réciproque), les Fraysexuel (personne attirée sexuellement par les personnes avec qui elle a tissé peu ou pas de liens émotionnels) ou les Recipsexuel (personne qui ne ressent une attirance sexuelle que si elle est réciproque).

L’asexualité n’est pas un trouble psychique

Au même titre que la bisexualité ou l’homosexualité, certaines personnes pensent que l’asexualité est une maladie mentale ou un trouble psychique mais ce n’est absolument pas le cas. Cette orientation sexuelle n’est rien plus qu’un choix individuel. L’asexualité n’exige par conséquent aucun traitement curatif. Notons que les personnes asexuelles n’éprouvent pas forcément un dégoût envers les relations sexuelles. C’est juste que cette pratique ne les intéresse pas.

Être en couple avec un asexuel

Il n’est pas toujours facile de s’engager dans une relation avec une personne asexuelle car un fossé peut rapidement se creuser. De plus tous le monde n’est pas capable de se mettre en couple avec un ou une partenaire qui se passe de relation intime. La communication est alors d’autant plus importante pour éviter tous types de frustration. Un échange sain et sincère est une des clés qui favorise l’épanouissement personnel et collectif. En effet, l’absence d’envies sexuelles ne signifie pas l’absence de besoins affectifs.
Peut-être qu’a force d’attention et d’écoute déclenchera de temps en temps une attirance plus physique. Après tout, comme ça été expliqué au dessus, être asexuel ne veut pas dire que vous êtes totalement insensible à ça. Vos besoins se manifestent juste de façons différentes. Mais dans tous les cas, être en couple asexuelle ou non, nécessite forcement des compromis avec son ou sa partenaire. L’amour nécessite des efforts et de l’attention tous les jours.