Le sexe est-il encore un sujet vraiment tabou en France?

Homme et femme faisant l'amour dans un litLa sexualité, le sexe, la reproduction et les plaisirs charnels ont fait partie du champ lexical du tabou en France. En parler et mentionner ces mots faisaient office de pêcher face aux religions et aux mœurs de la société bien plus conservatrice qu’aujourd’hui. Par exemple, il n’était pas permis de rencontrer un homme ou une femme avant d’être prêt(e), ni même de connaitre les plaisirs de la chair avant le mariage. D’ailleurs les écoles étaient non mixtes pour en être sûr. Même après le mariage le devoir conjugale devait rester confidentiel, ne pas l’étaler sur la voie publique.
Cependant petit à petit mais surtout à partir des années 1968 ces sujets « tabous » se sont libérés pour le bien de tous. Aujourd’hui n’importe que sujet peuvent être abordés à condition qu’il ne soit pas nuisible à une tierce personne. La liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres. Cette liberté sexuelle est donc normalement confinée à un cadre spécifique. Il serait intéressant de se poser les questions : Cette liberté n’est t’elle pas allée trop loin après la révolution sexuelle ? Où doit-être la limite de la liberté sexuelle?

Le sexe, un sujet gênant pour parent enfant

La culture et l’éducation jouent un rôle primordial pour avoir une total liberté d’expression sur le sexe et les thèmes avoisinants (jouissance, fantasmes, sextoy, masturbation, …). Même si la grande majorité des interdits sont levés aujourd’hui, les parents ont encore du mal à discuter ouvertement de sexe avec leurs enfants. Ce n’est pas pour autant que la société est encore puritaine et que le sujet est encore tabou.
D’un part, pendant l’adolescence, une vie privée se développe. Il est alors encore mal vu, entre adolescent, que les parents s’intéressent à votre vie sexuelle. Votre enfant découvre alors l’intimité des corps par une exploration plus approfondis de son ou ses partenaires, homme ou femme. C’est également pendant cette période qu’il développe une connaissance encore plus approfondis de son corps et construit son orientation sexuelle. Il découvre les plaisir des caresses à deux, de la sensualité et du partage. D’autre part, il existe encore une convenance sociale et morale entre les enfants concernant la sexualité. Notamment avec la normalisation des comportements pour appartenir au groupe. L’hypersexualité et le culte de la performance qui l’accompagne aggrave encore plus la situation. Non seulement cela met la pression pour être « un bon coup », bien souvent résumé à l’atteinte ou non de l’orgasme, mais cela engendre également des rapports sexuels parfois « trop précipiter » et donc subit. Prendre son temps pour échanger et gagné petit à petit en expérience (réussite comme échecs) est essentiel pour se construire. Faire comme un autre couple, regarder sur des sites en ligne, etc … n’est pas une bonne idée. Une situation qui est idéale pour eux ne l’est peut être pas pour vous. Vos parents restent quand même ceux qui peuvent au mieux vous accompagnez dans cette évolution de votre intimité. De plus ils pourront vous protéger contre le monde extérieur si besoin.
Force est d’admettre que la plupart des familles considèrent que parler de sexe ou de sexualité avec une enfant ou encore un adolescent est encore problématique alors qu’ils sont les mieux placés pour les comprendre et les accompagné. Les parents préfèrent s’en remettre à l’éducation sexuelle dispensé par les écoles alors qu’il été prouvé que l’éducation sexuelle commence dès le plus jeune âge. Un bonne accompagnement a plus de chance de l’amène vers une stabilité sentimental et un bien être sexuel quand celui-ci ou celle-ci sera adulte. A défaut d’éducation, les enfants recherchent leurs réponses dans les lieux faciles d’accès comme les sites internet. Ils peuvent alors être induis en erreur par la représentation de la sexualité qui en est faite. Une simple discussion libre sur le sexe permet de démystifier le sujet et permet à l’enfant d’adopter une sexualité bien plus assumée et respectueuse.

Le sexe, un sujet de discussion

Si entre parents et enfant le thème est difficile à aborder, c’est moins souvent le cas entre adulte. Même si il ne s’agit pas de dévoiler toute sa sphère privée, il n’est pas rare qu’au détour d’une soirée copain / copine, aux pauses-cafés entre collègues, … le sujet soit abordés de façon plus ou moins légère selon le degré de complicité. Il n’est pas rare qu’entre pote ou copine on parle de sa vie sexuelle. Raconter ses pratiques sexuelles relève d’un partage d’expérience. Il faut donc admettre qu’étaler sa vie sexuelle aujourd’hui est bien moins tabou, sous certaines limites. L’étalement des désirs et de votre intimité suscitera très probablement la curiosité de votre auditoire. Pour de plus ou moins bonnes ou mauvaises raisons d’ailleurs.
Même la télé produit des émissions parlant de la vie sexuelle des français, de l’orgasme, des pratiques sexuelles minoritaires dans le pays, etc … Cette grande liberté d’expression, le développement du numérique comme les sites de rencontre ou sites internet spécialisés sur le sexe, lèvent peu à peu les derniers tabou. Grâce à ces sites, les utilisateurs peuvent trouver des articles sur le kamasutra, la pratique du sexe tantrique, les nouvelles pratiques sexuelles, une présentation des nouveaux objets du plaisir (sextoy, menotte, gels lubrifiant, …) ou encore les bonnes méthodes pour prendre soin de ses parties intimes. Il est donc clair que les convenances sociale, moral ou religieuse ont quasi disparu au profit d’une plus grande ouverture d’esprit et la disparition de la plupart des tabous.

Le sexe, un sujet pas si tabou que ça

La révolution sexuelle a connu une expansion majeure en 1968, entraînant un tourbillon de manifestation poussant l’acceptation des différentes orientations sexuelle et d’une totale liberté dans sa pratique. Cette évolution à également engendré l’acceptation du mariage homosexuel, le faite qu’ils puissent avoir des enfants ou l’émancipation du plaisir individuel féminin. La masturbation féminine est maintenant considérer égale à son binôme masculin. Mais là encore est-ce que c’est réellement une victoire d’être dans une société hypersexualisé? Il y’a des non dit sur la libéralisation de la sexualité féminine. L’ouverture de nouveaux marchés très juteux comme celui qui englobe en majorité des gadgets dédiés à l’exploration du corps de la femme avec les godes en tout genre. Cela comprend par exemple les sextoys, vibromasseurs ou les boules de Geisha. Cette liberté à également engendré la démultiplication des « coups d’un soir » entre adulte consentant et des relations peu sérieuses. Bien souvent ces adultes consentants trouvent leurs rencontres éphémères via les bars, boite de nuit ou les sites de rencontre en ligne pour coquins.
En soit ce type de relation n’est pas problématique tant que les deux parties sont respectueuses et consentant néanmoins cela commence à nuire aux personnes désirant que des rencontres sérieuses. Assistons-nous alors à une nouvelle forme d’oppression par ceux qui hier était les opprimés ? La question n’a jamais été traité tant l’influence et la fermeture de quelques minorités tends à empêcher les débats pouvant remettre leurs acquis en cause.